Opinions / De la rigueur oui… mais pas pour tous

Publié le par Pyrénéesinfo

Par Vincent Ricarrère, militant socialiste (Hautes-Pyrénées)
Depuis l’entrée en fonction de Nicolas Sarkozy, les ministres se succèdent pour dire que «la France est au bord de la faillite» (dixit Fillon) et qu’il faut faire des économies. En découle une succession de mesures plus anti-sociales les unes que les autres : instauration de franchises médicales sur la santé des plus pauvres, baisse des prestations sociales, non-revalorisation du SMIC, suppression des tarifs sociaux de la SNCF…. A cela s’ajoutent toutes les hausses qui se succèdent quotidiennement : les loyers, le gaz, l’électricité, les produits alimentaires de base comme le lait, les pâtes ou le riz.
Les Français sont donc soumis à un régime de rigueur comme jamais. Tous….non ; échappent à cette cure d’austérité une petite minorité. D’un côté, on trouve les plus grosses fortunes qui vont bénéficier chaque année des 15 milliards d’euros du paquet fiscal voté en juillet dernier : bouclier fiscal, baisse de l’impôt sur les successions (qui ne concerne que 20% des successions), baisse de l’impôt sur les plus-values réalisées lors de la vente d’actions… De l’autre, on a Nicolas Sarkozy qui a augmenté ses indemnités de 200%, les ministères dont les frais de réception flambent et nécessitent des rallonges budgétaires.
Localement, cette politique est incarnée par Gérard Trémège (maire de Tarbes, ndlr) qui a augmenté ses indemnités de 27% et celle de ses adjoints de 119%. On assiste donc à une politique de redistribution à l’envers : prendre aux familles modestes pour donner aux plus aisés. D’un côté la grosse majorité qui se serre la ceinture, de l’autre une petite minorité qui vit dans l’opulence et les fastes des palais ministériels.
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Publié dans Tribune libre

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